Stendhal,
Chroniques italiennes
(1855)
“ Je m'arrêterai au château que nous avons à San Nicolo, près de Forli. – Là, je passerai ma vie avec toi ! s'écria Missirilli. – Mon lot désormais est de tout oser, reprit Vanina avec un soupir. Je me perdrai pour toi, mais n'importe. Pourras-tu aimer une fille déshonorée ? – N'es-tu pas ma femme, dit Missirilli, et une femme à jamais adorée ? Je saurai t'aimer et te protéger. Il fallait que Vanina allât dans le monde. A peine eut-elle quitté Missirilli, qu'il commença à trouver sa conduite barbare. – Qu'est-ce que la patrie ? se dit-il. ”

