Stendhal

Stendhal

Résumé

Portrait de Stendhal Stendhal Chroniques italiennes (1855)

Je m'arrêterai au château que nous avons à San Nicolo, près de Forli.
– Là, je passerai ma vie avec toi ! s'écria Missirilli.
– Mon lot désormais est de tout oser, reprit Vanina avec un soupir. Je me perdrai pour toi, mais n'importe. Pourras-tu aimer une fille déshonorée ?
– N'es-tu pas ma femme, dit Missirilli, et une femme à jamais adorée ? Je saurai t'aimer et te protéger.
Il fallait que Vanina allât dans le monde. A peine eut-elle quitté Missirilli, qu'il commença à trouver sa conduite barbare.
– Qu'est-ce que la patrie ? se dit-il.
Source : Gallica

Portrait de Stendhal Stendhal Chroniques italiennes (1855)

Jules, à demi fou de mélancolie, revint voir le palais Campireali. A la nuit tombante, lui et trois de ses soldats, déguisés en marchands napolitains, pénétrèrent dans Albano. Il se présenta seul dans la maison de Scotti ; il apprit qu'Hélène était toujours reléguée au couvent de Castro. Son père, qui la croyait mariée à celui qu'il appelait l'assassin de son fils, avait juré de ne jamais la revoir. Il ne l'avait pas vue même en la ramenant au couvent. La tendresse de sa mère semblait, au contraire, redoubler, et souvent elle
quittait Rome pour aller passer un jour ou deux avec sa fille.
Source : Gallica

Portrait de Stendhal Stendhal Chroniques italiennes (1855)

Ce départ pour Rome parut singulier à Hélène. « Est-ce qu'il craint les coups d'arquebuse de mon frère ? » se disait-elle tristement. L'amour pardonne tout, excepté l'absence volontaire ; c'est qu'elle est le pire des supplices.
Au lieu de se passer dans une douce rêverie et d'être tout occupée à peser les raisons qu'on a d'aimer son amant, la vie est agitée par des doutes cruels. « Mais, après tout, puis-je croire qu'il ne m'aime plus ? » se disait Hélène pendant les trois longues journées que dura l'absence de Branciforte.
Source : Gallica

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