Résumé

Bergerat Plaidoyer pour et contre J.-J. Rousseau et le docteur D. Hume… (1768)

Après une pareille déclaration, je demande s'il ferait possible à Phomme le moins vertueux de devenir ingrat ? Je n'en crois rien.
Le plus libre de tous les devoirs, quoique très-légitimes , c'est celui de la reconnaiffance : donnez-lui des chaînes, quelques douces que vous vouliez les forger, l'ingratitude s'avance & ne cherche qu'à les rompre.
Source : Gallica

Bergerat Plaidoyer pour et contre J.-J. Rousseau et le docteur D. Hume… (1768)

Si l'on considérait l'action d'obliger comme une vertu attachée aux devoirs de l'humanité & qui prend fon origine dans un sentiment auffi noble & même plus vertueux que la générosité , l'ingratitude serait entièrement bannie de ce monde : M. Hume ne se fut jamais encensé lui-même aux yeux des hommes, qui capables de réflexions, favent qu'il n'y a point de mérite à faire du bien à quelqu'un, quand après l'avoir fait, on est assez lâche pour s'en glorifier ouvertement.
Source : Gallica

Bergerat Plaidoyer pour et contre J.-J. Rousseau et le docteur D. Hume… (1768)

On ne le cite pas devant le tribunal du public pour l'accufer de méchanceté & d'ingratitude : on ne le deshonore pas par des calomnies injurieufes ; bien-loin delà: on le plaint, on lui tend même des fecours, enfuite en élevant les yeux au Ciel on lui rend grâce qu'il nous a garanti d'un pareil accident. Ne voit-on pas tous les jours que des revers accablans n'affectent l'âme de certains génies avec tant d'excès, que pour rompre avec plus de force les refforts qui règlent les opérations de l'esprit.
Source : Gallica

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