Résumé

C.-A. Philippe Révélations sur les journées des 27… (1852)

« Comment ! disait le gouverneur, le sang coule à flots, l'ordre du retrait des ordonnances et du changement de ministère sont arrivés, et personne ne pourra se rendre à l'Hôtel-de-Ville ; ceux qui sont partis ne reviennent pas. Qu'allons-nous devenir? Les officiers d'ordonnance qui espéraient arriver à cette destination avec les signes parlementaires, ont tous été tués par l'ignorance de ceux qui défendent les barricades. »
Une voix se fit entendre : c'était M. Blandin, qui réclama l'honneur de mourir ou de faire cesser les horreurs de la guerre civile.
Source : Gallica

C.-A. Philippe Révélations sur les journées des 27… (1852)

Les ouvriers malheureux et sans ouvrage, les familles réduites à la misère par la perte de leurs emplois ou de leur position à la cour, les autres infortunées victimes des événements, suggérèrent à M. Blandin l'idée de la fondation d'une institution de bienfaisance, rue de Paradis, n° 5, au Marais, sous le titre de Concours mutuel, dans le but de faire concourir les riches au bien-être des pauvres, et le pauvre au repos du riche.
Le fondateur de cette oeuvre, doué d'une santé et d'une activité incroyables, obtint des succès qui ont surpassé son attente.
Source : Gallica

C.-A. Philippe Révélations sur les journées des 27… (1852)

Le 3I Juillet.
A minuit cinq minutes, M. Blandiu disait à M. le comte de Trogoff, gouverneur de Saint-Cloud et son protecteur : n'avais-je pas raison, mon général, de vous dire, il y a trois mois, que le trône serait renversé.
Vous aviez raison, répondit le gouverneur, mais tout est arrangé, demain nous retournerons à Paris, M. le duc de Mortemart y a été envoyé par ordre du Roi ; notre entrée dans la capitale est arrêtée et sera triomphale.
Comment, s'écria M. Blandin, vous ignorez donc ce qui se passe à Paris, dans le camp de Grenelle?
Source : Gallica

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