Résumé

Charles-François Farcy Le Ministère chinois, scènes recueillies dans la salle des grands mandarins… (1818)

Croyez-vous, Monseigneur? Le public est si malin..; La méchanceté tire parti de tout. Permettez-moi à ce sujet, une question? ( D'un air inquiet) . Votre Excellence a vu l'Empereur. ?
LE MINISTRE , faisant un soupir.
Oui, je l'ai vu. (A voix basse. ) Nos craintes ne sont que trop fondées; ainsi, il faut prendre son parti. Je vous charge de répandre dans le public, que ma santé est fort altérée par le travail , que j'ambitionne le bonheur de ceux qui ne sont pas Ministres, et que je ne serai jamais plus heureux que le jour où Sa Majesté consentira à me donner un successeur.
Source : Gallica

Charles-François Farcy Le Ministère chinois, scènes recueillies dans la salle des grands mandarins… (1818)

Quel bon Ministre cela va faire ! La ruse et l'intrigue sont les seuls talents qu'il possède ; aussi, je plains le peuple chinois s'il réussit dans ses entreprises. Pourquoi l'Empereur ne peut-il lire dans le coeur de tous ces fourbes ! Il les bannirait bien vite de sa présence; il irait chercher lui-même dans l'ombre, des hommes dont la modestie relève les vertus et le mérite, et leur confierait avec sûreté l'administration de l'Empire
Source : Gallica

Charles-François Farcy Le Ministère chinois, scènes recueillies dans la salle des grands mandarins… (1818)

Jusqu'au dernier moment on ne doit compter sur rien; telle chose paraît certaine aujourd'hui, dont il ne sera plus question demain; et telle autre qui semblait fort douteuse acquiert tout-àcoup de la certitude. Il n'est pas facile de pénétrer les desseins de la cour. Croyez-moi, attendez patiemment. La fin de l'aventure n'est peut-être pas éloignée. Tenez, tenez, qu'est-ce que ce mouvement? Tous les Mandarins qui étaient sur les rangs ont l'air consterné ; on se presse, on se parle à l'oreille...
Source : Gallica

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