Claude Boyer, Aristodème tragédie
“ Alcidamas Aristodème fuit et se cache à ma vue,Je conçois de sa fuite un soupçon qui me tue.Le roi Qu'en croirai-je moi-même ? Et qu'en dois-je juger ?Alcidamas Hélas ! De tous côtés j'ai de quoi m'affliger,Ou je perds une soeur, ou je perds une amante, [455] Tout désir m'est fatal, tout succès m'épouvante :Cruelle destinée !Argie Ah ! Ma soeur.Mérope Ah ! Ma soeur.Le roi Leurs visages sont peints d'une égale douleur,Et dans le triste excès du mal qui les opprimeJe ne puis discerner qui sera la victime. [460] Argie Hélas !Alcidamas Doncques le Ciel vous condamne à mourir ? ”
