Résumé

César aux élections. Suffrage universel… (1848)

César ne dédaigne personne; sa main recherche celle de l'affranchi influent; sa physionomie parle encore plus que ses paroles ; elle se conforme aux pensées de chacun, elle exprime tous les sentiments divers de la multitude; elle sourit à l'esclave, si l'esclave peut assurer le suffrage du maître. César, en un mot, promet tout à tous ; il tiendra ses promesses à ceux qui pourront le servir utilement. Le plus honnête homme du monde accorde une trêve à sa probité, en faveur de sa candidature.
Source : Gallica

César aux élections. Suffrage universel… (1848)

César prodiguait les jeux et les spectacles ; le sang des gladiateurs en relevait la magnificence; Catilina se présentait aux comices consulaires, escorté d'une brillante jeunesse et des vétérans de Sylla, milice destinée à enlever les suffrages ; Pompée suscite la plus vile populace, fomente Fanarchie, pour en faire sortir la dictature à son profit.
Vain espoir ! Il faut partager avec César. Le riche Crassus sert d'intermédiaire et vient s'interposer lui-même dans la dictature ; pour nouer la chaîne des révolutions, l'or est toujours le plus ferme anneau.
Source : Gallica

César aux élections. Suffrage universel… (1848)

Bibulus triomphait.
La république était perdue sans ressource : elle était livrée comme une proie facile aux plus audacieux. La résistance de Caton, les sifflets du peuple, les murmures des honnêtes gens, le frémissement de l'Italie, n'avaient servi qu'à irriter les triumvirs. Le tribun Clodius se débarrassait par le meurtre et l'exil de tous ceux qui lui déplaisaient. Pompée comptait toujours sur l'anarchie pour gouverner seul. La mort de Crassus le mettait en présence de César. L'anarchie qui dévorait Rome amena enfin Caton au consulat.
Source : Gallica

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