Résumé

Portrait de Fustel de Coulanges Fustel de Coulanges Les Institutions militaires de la république romaine et leurs rapports avec les Institutions…

Il avait choisi d’avance une province où il y avait toujours une armée, la Gaule cisalpine. Une fois arrivé là, une occasion de guerre se présenta à propos, comme s’il l’avait fait naître. Il eut une armée à conduire dans la Gaule transalpine et une guerre à diriger. Voilà donc César à son tour chef militaire comme l’avaient été Marius, Sylla, Sertorius et Pompée. Dans cette situation, il déploya des qualités que nul ne lui avait connues, et il s’y joignit un bonheur, un concours de chances favorables tel qu’aucun homme n’avait le droit d’en espérer un pareil.
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Plus de cens pour être cavalier, plus de cens pour être légionnaire. Tout homme put être, suivant son aptitude, vélite, légionnaire ou cavalier. Toutes les distinctions fondées sur la richesse ou la pauvreté disparurent. L’armée devint un corps absolument démocratique.
Dès ce moment, l’accord cessa entre la constitution politique et la constitution militaire. Dans l’état, l’oligarchie des sénateurs et des chevaliers continuait à régner, et gardait dans ses mains les magistratures et les proconsulats ; dans l’armée, c’était la classe pauvre qui dominait. L’armée n’était plus l’image de la cité
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Chaque homme avait le même rang au combat que dans la cité ; sa place était marquée dans sa tribu, dans sa curie, dans sa gens. De même que dans les comices de cette époque on votait par familles et par curies, c’était aussi par familles et par curies qu’on se groupait pour combattre. Chacun de ces corps conservait son unité à la guerre comme dans la vie civile et politique. L’armée était un assemblage, non d’individus distribués au hasard ou d’après des règles purement militaires, mais de petits corps constitués à l’avance d’après les règles qui régissaient la cité.
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