Salluste,
Lettres de C. C. Salluste à C. César
“ Mais, certes, le plus grand bien que tu puisses procurer à la patrie, aux citoyens, à toi même, à nos enfants, en un mot, à tout le genre humain, ce sera de détruire, ou au moins d’affaiblir autant que possible l’amour de l’argent ; autrement, il n’y a pas moyen de gouverner ni les affaires privées, ni les affaires publiques, ni le dedans, ni le dehors. Car, la où la passion des richesses a pénétré, la discipline et les mœurs disparaissent ; l’esprit perd sa vigueur ; l’âme elle-même, un peu plus tôt, un peu plus tard, finit par succomber. ”
