Des élections (1815)
“ C'est de peupler la chambre des députés d'hommes qui réuniront, si l'on veut, toutes les vertus domestiques, sans avoir pour cela la connaissance des ressorts qui meuvent le mécanisme politique des états ; de sujets fidèles , mais inexpérimentés ; d'hommes fermes et incorruptibles, mais dont chacun ne vaudra dans l'assemblée nationale que ce que vaut une voix sur quatre cents, et qui seront , en un mot , à jamais incapables d'appuyer, par la force du raisonnement, les projets du gouvernement, et d'entraîner, par l'ascendant de l'éloquence, la masse des faibles qui forme toujours la majorité. ”
