Résumé

Flavien Mouillan Poésies légères et chansons typographiques (1881)

Ah ! que ne puis-je à l'infini En reproduire avec Rosine, A l'instar de Marinoni, Vingt mille à l'heure à la machine, Pour les conduire à l'ennemi, Comme je conduis la machine!
Mon luth, après soixante hivers, N'est souvent qu'un froid monocorde Qui fait, quand j'exhale mes vers, Ratatiner sa vieille corde.
Mais il renaît au doux printemps ; Alors j'en pince avec Rosine, Qui dit : « Malgré tes soixante ans, Tu conduis fort bien ta machine.
Tu n'a que soixante printemps Et conduis fort bien ta machine. »
Source : Gallica

Flavien Mouillan Poésies légères et chansons typographiques (1881)

LA MACHINE Air des Coquilles.
Rosine est un petit trésor Qui n'a pour bien que son aiguille, Ses yeux d'azur, ses cheveux d'or Et certain bijou de famille.
Mais la couture, par malheur, Enflamme sa jeune poitrine; Elle consulte, et le docteur Lui dit : « Prenez une machine.
Je sens palpiter votre cœur, Ne cousez plus qu'à la machine.
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« Rosine, lui dis-je à mon tour, Dans le bel art typographique Acceptez, avec mon amour, Une marge à la mécanique.
L'engin qui vous plaira le mieux Est celui que l'on vous destine. »
Et Rosine, en baissant les yeux, Choisit la plus grosse machine.
Source : Gallica

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