Flavien Mouillan, Poésies légères et chansons typographiques (1881)
“ Ah ! que ne puis-je à l'infini En reproduire avec Rosine, A l'instar de Marinoni, Vingt mille à l'heure à la machine, Pour les conduire à l'ennemi, Comme je conduis la machine! Mon luth, après soixante hivers, N'est souvent qu'un froid monocorde Qui fait, quand j'exhale mes vers, Ratatiner sa vieille corde. Mais il renaît au doux printemps ; Alors j'en pince avec Rosine, Qui dit : « Malgré tes soixante ans, Tu conduis fort bien ta machine. Tu n'a que soixante printemps Et conduis fort bien ta machine. » ”
