Résumé

Henri Faré Allocution prononcée le 24 juin 1883… (1883)

Et ainsi, Messieurs, par un long détour, que je vous prie de me pardonner, nous voici revenu au point de départ, à la question que posait notre voisin d'Amboise, à la situation du budget, et de nos finances.
Cette situation est grave : les illusions ne sont plus permises.
Vous avez la dette la plus lourde de l'Europe, 28 milliards (1) . Votre budget est le plus lourd de l'Europe. Pour 1884, il est proposé à 3 milliards 100 millions comme budget ordinaire: à quoi il faut ajouter le budget extraordinaire que l'évaluation la plus modérée ne peut faire descendre au dessous de cent millions.
Source : Gallica

Henri Faré Allocution prononcée le 24 juin 1883… (1883)

Il faut eu revenir à la conciliation et à l'économie.
Vous ne rencontrerez pas pour y arriver de plus larges et de plus généreuses voies que Celle qu'avait tracées le général Bonaparte. Retrouvez ses succès sans ses fautes soit! Nous applaudirons. Faites et nous applaudirons; mais si vous vous y refusiez c'est le suffrage universel qui aviserait. C'est vous, Messieurs qui de ces prémisses sauriez tirer les conclusions qu'elles comportent.
Source : Gallica

Henri Faré Allocution prononcée le 24 juin 1883… (1883)

MESSIEURS,
J'ai rencontré hier, à la gare de Blois, un de nos voisins du canton d'Amboise, propriétaire cultivateur, un rural comme vous et moi, un administré, un justiciable, un contribuable, bref un souffredouleur comme vous et moi, lequel m'a dit: Vous qui venez de Paris, savcz-vous ce qu'il y a de vrai dans tous ces bruits qui courent sur notre situation financière, sur le déficit du budget? Est-il vrai que nous soyons menacés à bref délai d'emprunts nouveaux? Les impôt actuels sont déjà si lourds!
Source : Gallica

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