Henri Grignan

Résumé

Henri Grignan,  Le patriotisme de la bourse (1860)

“ L'un et l'autre font, en réalité, une opération identique. S'ils achètent ou s'ils vendent, c'est pour réaliser un bénéfice.
Est-ce que, par hasard, le marchand, au moment de conclure un marché, s'inquiète de ses devoirs de citoyen et sacrifie ses intérêts à une pensée de patriotisme? Qui donc oserait l'affirmer?
« Mais, dira-t-on, le Boursier n'est pas marchand, « il est joueur ; il vend ce qu'il n'a pas et il achète " une valeur dont il ne prendra pas livraison, il est » spéculateur et non marchand.
”
Source : Gallica

Henri Grignan,  Le patriotisme de la bourse (1860)

“ A ces moments de crise où toutes les valeurs et les marchandises dépréciées sont offertes au-dessous des cours de paix, le pain augmente, le salpêtre, si commun pourtant, enchérit ; le prix du charbon s'élève; les chevaux doublent de valeur. Osera-t-on prétendre que c'est l'effet du patriotisme ? Singulier patriotisme, en vérité, que celui qui consiste à profiter d'un malheur public pour édifier sa propre fortune et n'est-ce pas ici ou jamais le cas de parler des fortunes scandaleuses ! ”
Source : Gallica

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