Résumé

Hippolyte Clauzel La Guerre et le progrès, ou la Fédération universelle des peuples civilisés… (1867)

LA FÉDÉRATION UNIVERSELLE
DES PEUPLES CIVILISÉS.
S'il existe une vérité incontestable, c'est celle-ci : toutes les nations arrivées à l'apogée de leur grandeur sont tombées, et leur ruine a été immense, irréparable. Pourquoi sont-elles tombées? Parce qu'elles étaient aussi à l'apogée de leurs progrès relatifs. Nous en avons pour preuve tout ce qui nous reste de leurs monuments, et le témoignage des historiens.
Maintenant, si nous jugeons par analogie, nous voyons que la civilisation de l'Europe est trop avancée, à l'heure qu'il est, pour que la catastrophe ne soit pas proche.
Source : Gallica

Hippolyte Clauzel La Guerre et le progrès, ou la Fédération universelle des peuples civilisés… (1867)

L'on trouve encore des gens assez candides pour s'imaginer que, plus les moyens de destruction seront terribles, plus les guerres disparaîtront; qu'ils méditent l'histoire des temps passés comme des temps modernes, et leur illusion se dissipera. Les premiers hommes se sont détruits, il est fort à craindre que les derniers en feront autant.
Qui nous sauvera donc de nouvelles catastrophes? Si ce voeu peut être accompli, ce sera la fédération des peuples par le progrès, produisant l'unité dans les intérêts, comme dans les lumières, comme dans les croyances.
Source : Gallica

Hippolyte Clauzel La Guerre et le progrès, ou la Fédération universelle des peuples civilisés… (1867)

En imagination, l'on a pu voir toutes les barrières, toutes les douanes, toutes les frontières tombées, et tous les peuples n'ayant plus qu'une langue, qu'une mesure, qu'une monnaie, qu'un code, qu'une croyance ; citoyens, non d'un pays, mais du monde entier, se donner la main dans la liberté, et sous la seule sauvegarde de la civilisation.
Source : Gallica

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