Résumé

Il faut abdiquer ou bannir ces traîtres… (1865)

Et si la bière et le tabac vous germanisent l'esprit au point de vous donner des rêves assez brumeux pour vous faire nier même l'existence et l'histoire de ce révélateur, il n'en sera pas moins encore celui qui est.
Que si, confondant la lettre avec l'esprit, le fond avec la forme, le mot avec la chose, des cerveaux obtus, arriérés ou trop avancés, — trop avancés est un mot vide de sens ; on est ou on n'est pas, dans la démocratie ou à côté, mais jamais au delà : la démocratie étant un principe d'origine divine, l'homme ne saurait la dépasser.
Source : Gallica

Il faut abdiquer ou bannir ces traîtres… (1865)

Aussi, la bière, le tabac, l'absinthe qui, en hâtant la pourriture du corps, détruisent l'esprit, font, comme le scepticisme, nier l'âme, l'âme immortelle, et Dieu.
L'abrutissement, c'est la mort, la mort d'un peuple, comme la mort d'un homme.
Les béotiens vont dire, en souriant, que tous les écrivains qui sont dans l'erreur ou abrutis n'usent pas tous ou n'abusent pas de bière, de tabac et d'absinthe ; que parmi les sceptiques il y a des hommes sobres.
Source : Gallica

Il faut abdiquer ou bannir ces traîtres… (1865)

Et quand vous venez faire de grandes phrases, au nom de la prétendue liberté; quand vous dites : L'argent est marchandise... Non, mille fois non, messieurs, une chose dont la vie matérielle dépend, un objet sans lequel on ne peut avoir du pain, cela n'est pas marchandise, pas plus que la vie elle-même; cette chose, c'est le moyen essentiel, c'est le sine quâ non, c'est l'air, c'est l'indispensable, qui doit être dispensé à chacun, et que nul n'a le droit de marchander à sa propre discrétion.
Source : Gallica

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