Résumé

L. Lafont d'Aussonne Lettre à S. M. Louis XVIII sur la constitution de 1814 et les biens des émigrés et des condamnés… (1815)

Sire, j'ai écrit l'Histoire de votre Aïeul immortel ; et, je ne dois pas vous le dissimuler, j'écris aussi la vôtre. Je vous aime, parce que vous êtes le descendant de Henri IV, et le fils du vertueux Dauphin ; je vous aime, parce que vous êtes le frère de l'infortuné Louis XVI, pour qui j'ai versé tant de pleurs ; je vous aime parce que vous êtes mon Roi légitime, et un bon Roi.
Source : Gallica

L. Lafont d'Aussonne Lettre à S. M. Louis XVIII sur la constitution de 1814 et les biens des émigrés et des condamnés… (1815)

A côté d'un petit nombre de juges respectables, on voit une majorité de factieux, de rénégats, d'hommes sans mœurs et sans principes. Les tribunaux sont avilis ; et le criminel, sur la selette, ne craint pas d'offenser ces mêmes juges qui peuvent, en un instant, le dévouer à la mort. Pourquoi
ce mépris, pourquoi cette mésestime générale? Sire, c'est que la populace, elle-même, est dédaigneuse: et que son instinct la porte à ne révérer ni ses égaux, ni les noms flétris. Comme Chef Souverain de la justice, vous détruirez un aussi grand mal.
Source : Gallica

L. Lafont d'Aussonne Lettre à S. M. Louis XVIII sur la constitution de 1814 et les biens des émigrés et des condamnés… (1815)

Leurs pères sont morts pour votre Famille et pour vous : ils ne demanderont, eux aussi, qu'à tout braver pour votre cause ; et peu à peu la France verra renaître l'héroïsme des Chevaliers Français.
Refusez d'écouter, Sire, et répoussez bien loin de vous, ces égoïstes méprisables qui oseraient vous répéter encore que les titres des Emigrés et des Condamnés ne sont point des titres sacrés à vos yeux. Les émigrés ont tout quitté, jadis, pour s'associer à votre cause: ils ne perdirent leurs honneurs et leurs biens que pour avoir défendu votre personne et vos droits.
Source : Gallica

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