L. Lafont d'Aussonne Lettre à S. M. Louis XVIII sur la constitution de 1814 et les biens des émigrés et des condamnés… (1815)

Leurs pères sont morts pour votre Famille et pour vous : ils ne demanderont, eux aussi, qu'à tout braver pour votre cause ; et peu à peu la France verra renaître l'héroïsme des Chevaliers Français.
Refusez d'écouter, Sire, et répoussez bien loin de vous, ces égoïstes méprisables qui oseraient vous répéter encore que les titres des Emigrés et des Condamnés ne sont point des titres sacrés à vos yeux. Les émigrés ont tout quitté, jadis, pour s'associer à votre cause: ils ne perdirent leurs honneurs et leurs biens que pour avoir défendu votre personne et vos droits.
Source : Gallica

L. Lafont d'Aussonne Lettres anecdotiques et politiques sur les deux départs de la famille royale en 1815 et 1830… (1832)

Je me suis permis de la regarder attentivement: et comme observateur, et comme Historien, et comme admirateur de la Reine sa mère, et comme dévoué à ses intérêts. L'aspect de cette princesse ne peut qu'émouvoir toute âme honnête : On voit dans ses traits la physionomie même de Louis XVI ; la forme de l'oeil de la Reine ; le bas de visage du pauvre Dauphin; et parmi toutes ces indices, une défiance craintive, qui brise le coeur.
Source : Gallica

L. Lafont d'Aussonne Lettre à S. M. Louis XVIII sur la constitution de 1814 et les biens des émigrés et des condamnés… (1815)

Sire, la violation du traité d'alliance vous a rendu votre liberté première. Les Français, dans le court espace d'une année, ont appris tout ce qu'on leur cachait depuis vingt ans. Ils ont su que vous existiez; que la nature et l'éducation vous ont donné un esprit étendu, un cœur aimant, le goût du travail, la connaissance de nos besoins, la science auguste de vos devoirs, et une âme pure et royale.
Source : Gallica

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