Résumé

La dernière cartouche de l'Espagne à Cuba… (1896)

Elle résulte de deux faits cette légitimité : d'abord, d'une convention longuement élaborée et débattue et solennellement consentie entre les souverains légitimes de l'Espagne, d'une part, et Christophe Colomb, d'autre part.
Ensuite, du fait même de la découverte, c'est-à-dire, qu'après Dieu qui a créé l'Amérique, nuls mieux que les descendants de Colomb n'ont le pouvoir et le devoir de présider à ses destinées.
Leur droit est plus qu'une légitimité, c'est en quelque sorte une paternité.
Une découverte est comme une seconde création.
Source : Gallica

La dernière cartouche de l'Espagne à Cuba… (1896)

Seulement, à la suite de grandes catastrophes, à ces époques de calme et d'apaisement, où l'âme de la nation, encore toute meurtrie et désemparée,, flotte solitaire et indécise, au hasard de toutes les aventures, à la merci de toutes les ambitions ; voilà que tout à coup elle se laisse séduire par l'héroïsme et le dévouement d'un grand homme, finit par contracter avec lui des noces mystiques, qui lui permettent d'incarner pour jamais dans sa postérité, son génie, sa nationalité, son indépendance, son patriotisme.
Source : Gallica

La dernière cartouche de l'Espagne à Cuba… (1896)

Bref, il est facile, trop facile malheureusement, ainsi que Vos Seigneuries peuvent très bien s'en rendre compte, de prévoir les aventures extérieures et les complications intérieures dans lesquelles l'Espagne sera jetée par le fait de l'abandon de Cuba.
Si, au contraire, l'Espagne tient à en finir promptement avec cette horrible guerre, qui réunit les horreurs de la guerre civile à l'imprévu des expéditions lointaines ; si elle croit avoir un réel avantage à conserver pour toujours la paisible possession de Cuba, c'est beaucoup plus simple, beaucoup plus facile, il lui suffirait.
Source : Gallica

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