Résumé

Le gouvernement de la délivrance… (1880)

On ne se rend peut-être pas assez compte de la force et des ressources gouvernementales de ce qu'on appelle improprement le parti royaliste. Voilà un demi-siècle que la royauté est exilée, un demi-siècle que les royalistes ont cessé d'être au pouvoir et qu'ils se sont, pour la plupart, retirés des emplois. C'est plus de temps qu'il n'en faut pour pulvériser un parti. Si les royalistes n'étaient qu'un parti, ce parti n'existerait plus. Un parti ordinaire ne résiste pas à cinquante années d'effacement.
Source : Gallica

Le gouvernement de la délivrance… (1880)

L'esprit militaire se perd, hélas! et il faudra le ranimer, même en conservant la paix; car le duc de Raguse l'a dit justement : le jour où notre nation n'aurait plus son ancien esprit militaire, elle descendrait plus bas qu'aucune autre; mais nulle part il n'est mieux maintenu que parmi les royalistes. Qu'une cause généreuse réclame les dévouements, le sang royaliste est le premier et souvent le seul à s'offrir.
Source : Gallica

Le gouvernement de la délivrance… (1880)

Si l'on excepte les soldats politiciens, les officiers d'antichambres parlementaires, ceux qui dissolvent la défense nationale, ceux qui n'ont remporté de victoires que sur les aumôniers, ceux qui remplacent la discipline, le talent, l'esprit de sacrifice par le chant de la Marseillaise, nous ne voyons dans l'armée personne qui puisse raisonnablement se défier de la Monarchie ou lui porter ombrage.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature