Résumé

Les mystères politiques révélés (1862)

La fortune des personnes qui entourent Napoléon III, est souvent des plus étranges, et il est à remarquer que, pour la plupart, ils étaient, sinon dans une misère réelle, du moins bel et bien criblés de dettes et réduits à recourir aux expédients. Le coup d'Etat du 2 décembre les a sauvés du naufrage, et les 1,200 millions de déficit, avoués et reconnus par M. Fould dernièrement, ont été, en majeure partie, distribués à tous ces individus besogneux, — instruments complaisants de leur maître et seigneur. Ainsi était M. le comte Bacciochi, aujourd'hui premier chambellan de Napoléon.
Source : Gallica

Les mystères politiques révélés (1862)

Le général Fleury et Zambo partirent de suite. Arrivé dans le salon où se tiennent les officiers de service, le général entra chez Napoléon, et sortit presque aussitôt en appelant Zambo. L'Empereur, en le voyant, lui donna une dépêche de M. de Persigny, ambassadeur à Londres, qui annonçait qu'un réfugié arrivait à Paris pour assassiner Napoléon. Zambo prit la dépêche et se disposait à se retirer, quand Napoléon lui dit : Avez-vous des armes? — Oui, Sire, répondit-il. — Tenez, en lui donnant 1,000 francs, allez, et vous rendrez compte à Piétri de ce que vous ferez.
Source : Gallica

Les mystères politiques révélés (1862)

M. Pietri donna l'ordre formel, au nom de l'empereur des Français, de saisir mort ou vif le lieutenant Kelche. Sachant que Kelche devait se trouver ce jour-là rue de Tracy, à Vaugirard, chez les sieur et dame Desmares, marchands de vin, Zambo et ses deux acolytes s'y rendirent de leur côté, à six heures du matin. L'ex-officier y arriva à neuf heures avec un Italien nommé Morelli. Zambo se précipita immédiatement sur Kelche, qui opposa une certaine résistance, et alors Zambo lui fracassa la tête d'un coup de pistolet. Dans la lutte, l'Italien Morelli eut le bras cassé.
Source : Gallica

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