Louis de La Vallée-Poussin

Résumé

Louis de La Vallée-Poussin,  Bouddhisme, études et matériaux

“ « La naissance est souffrance ; la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance,... le corps et l’âme, la vie physique et la vie morale (= skandhas) sont souffrance ».
C’est-à-dire, pour dégager une « chaîne de causalité » : la soif (tṛṣṇā) , désir sensuel ou intellectuel, accompagnée du plaisir (nandī) qu’elle trouve dans son objet et de l’attachement (rāga) , produit la renaissance (punarbhava) , c’est-à-dire la souffrance (duḥkha) : naissance, vieillesse, mort ; tous les incidents de la vie et la vie elle-même sont souffrance.
”
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Louis de La Vallée-Poussin,  Bouddhisme, études et matériaux

“ Mais, pour que le nāmarūpa, c’est-à-dire le corps-esprit, grandisse, il ne suffit pas qu’il soit vivant, il faut encore qu’il soit alimenté : « L’ignorance, le désir et l’attachement sont comme les mères de ce corps, l’acte comme son père [car ils déterminent la « descente du vijñāna] ; la nourriture (āhāra) en est la nourrice » (Visuddhimagga, dans Warren, p. 242) [20] .
3. Le nāmarūpa, au double point de vue de son origine et de sa persistance, est en raison du vijñāna ; de même le vijñāna lui-même est en raison du nāmarūpa.
”
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Louis de La Vallée-Poussin,  Bouddhisme, études et matériaux

“ La définition de la deuxième Noble Vérité (Sermon de Bénares) fournit le cadre et explique le but du Pratītyasamutpāda (à savoir : dérivation de la souffrance, explication des causes de la renaissance) : « L’origination samudaya) de la souffrance, c’est la soif (= désir) , qui conduit à la renaissance (punarbhava : ré-existence) , qui est accompagnée de plaisir et d’attachement (nandī-rāga) , qui se complaît çà et là [1] ; elle est triple : concupiscence, désir d’existence, désir de non-existence ». [2] — Et « ré-existence » est synonyme de souffrance en effet ”
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