Résumé

Marc Dufraisse Fragments de la défense de la "Revue charentaise"… (1842)

Lorsqu'on dit à un citoyen : je tiens à votre estime, c'est qu'on l'estime soi-même. Lorsqu'au contraire on dit à quelqu'un qu'on ne tient pas à son estime, c'est qu'on ne l'estime pas soi-même ou qu'on feint de ne l'estimer point. Lors donc que le Charentais a écrit à la Revue : « Je tiens fort peu à votre estime, » c'est comme s'il avait dit à son gérant qui la représente : « Vous n'êtes pas digne d'estime, parce que vous êtes un homme de peu, un homme de rien, sans crédit, sans consistance, sans considération et sans valeur. »
Source : Gallica

Marc Dufraisse Fragments de la défense de la "Revue charentaise"… (1842)

Si
je sens bien les choses, messieurs, il me semble qu'exprimer des regrets de la conduite qu'a tenue un journaliste dans une polémique, faire des réserves et des protestations en l'honneur de la presse, c'est lui dire : « Votre conduite a déshonoré la presse; nous protestons pour l'honneur de cette même presse que vous avez avilie et dégradée autant qu'il était en vous. » C'est l'outrager dans tout ce qu'il a de cher et de sacré, c'est le piquer sur le nerf, l'inciser au vif; c'est l'injurier, le diffamer et le provoquer.
Source : Gallica

Marc Dufraisse Fragments de la défense de la "Revue charentaise"… (1842)

On se souviendra longtemps au banc des avocats, au parquet, au fauteuil du juge, de la profondeur, de la lucidité, de la logique, de la justesse d'expressions, toutes heureuses qualités avec lesquelles l'orateur, devenu légiste, a présenté un moyen d'acquittement tout-à-fait imprévu par la partie adverse , auquel elle n'a su que répondre, surprise et impuissante qu'elle était, et qui nous vaudra, nous l'espérons et c'est la conviction de notre défenseur, un acquittement complet.
Source : Gallica

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