Maurice Brillant

Résumé

Maurice Brillant Le visage humain du Christ (1940)

Les joies de l'Evangile
Car cette liberté, qui est la paix, est la joie. Douce « joie chrétienne ». Joie, par-dessus tout, d'être fils de Dieu, frère du Christ, d'être aimé, d'aimer. Joie qui colore divinement toutes les autres joies, transfigure toutes les joies humaines, adoucit, éclaire, enveloppe de musique toutes choses — et la souffrance même; comme sa sœur la paix, elle voltige au-dessus des tempêtes; elle ne meurt pas plus qu'elle et que la liberté.
Oui, là est le secret du bonheur, et nulle part ailleurs vous ne le trouverez de cette qualité, plein, absolu, limpide.
Source : Gallica

Maurice Brillant Le visage humain du Christ (1940)

Au même siècle où vivait Pascal — quelques années plus tard — à une sainte qui a fait plus que personne pour établir le culte du cœur divin, ce beau culte de l'amour, le Christ disait : « Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes. »
Oui, d'un amour frémissant, avec passion. Rien de
plus concret que l'amour du Christ, — comme toute sa doctrine, comme tout l'Evangile, — c'est-à-dire rien de plus vivant, de plus humain.
Source : Gallica

Maurice Brillant Le visage humain du Christ (1940)

Après un tel enseignement et un tel exemple, nous ne devrions plus gâcher la souffrance, souffrir, comme le païen, animalement, sans en rien tirer, quand, même humainement, cette rude ascèse nous peut être d'un si beau profit. Que de souffrances perdues... Ne perdons pas, comme dit saint Augustin, l'utilité de la douleur. Le véritable ami du Christ s'en garde bien. Avec la souffrance, merveilleuse transmutation, chimie divine, il compose de l'amour, de la liberté, oui, de la joie. Et l'amour et la joie de l'amour font que la souffrance n'est plus souffrance.
Source : Gallica

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