Résumé

Notice sur Saint-Genès d'Arles… (1869)

Les ondes dans lesquelles on les précipitait refusaient de les engloutir; le feu ne les brûlait pas; les bêtes féroces soumises à leurs pieds craignaient de les dévorer. A cette vue les âmes prédestinées confessaient la grandeur du Dieu des chrétiens, mais trop souvent aussi la rage des persécuteurs refusait d'avouer le prodige qu'elle attribuait à la magie, et sévissait avec plus de cruauté. Rien ne put arrêter ni émouvoir les bourreaux qui poursuivaient St Genès; ils l'atteignirent à l'autre rive du fleuve à l'endroit même où se lève aujourd'hui une chapelle.
Source : Gallica

Notice sur Saint-Genès d'Arles… (1869)

Un autre prodige plus authentique et plus ignoré, c'est la vertu qui sortait d'un arbre merveilleux que Dieu fit naître du sang généreux de St Genès; les foules se précipitaient pour en arracher les feuilles qu'elles emportaient comme un précieux trésor, remède contre les maladies. Après de longues années, l'arbre enfin se dessécha; le simple contact de l'écorce et du tronc opérait alors les mêmes prodiges, si bien que l'arbre disparut enfin, complétement détruit par les manifestations même de la foi des peuples.
Source : Gallica

Notice sur Saint-Genès d'Arles… (1869)

A l'occasion de cette solennité la ville d'Arles avait réuni ses enfants et un grand nombre d'étrangers: la ville, les places publiques et les champs étaient trop étroits pour les contenir. En bataillon serré la pieuse armée du Christ se dirigeait vers l'autre rive du fleuve. Portés dans la masse populaire, ils allaient ainsi avec leurs femmes et leurs enfants, recueillir pour tous les bienfaits du martyr. Non contents d'épancher leur dévotion en un seul endroit, de veiller dans l'église avant l'aube, ils se dirigeaient au lieu de son martyre et à son tombeau, immolant des victimes de joie
Source : Gallica

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