Résumé

P G La guerre des classiques et des romantiques… (1827)

Par leurs vers enchanteurs, leurs beautés poétiques, Se flattent d'approcher du but mystérieux Dont Byron leur donna le type précieux !
La chose est impossible, et, frappés de vertige, Leurs esprits abusés ont rêvé ce prodige ;
C'en est fait, on l'oublie, et l'audace renaît.
On vogue en pleine mer : la terre disparaît.
Ainsi, lorsque vainqueur des efforts de l'orage, Le pilote, naguère aux portes du naufrage, Voit renaître le calme et la sérénité: Sous un souffle plus doux vole avec majesté Le vaisseau qui, fendant le vaste sein de l'onde, Laisse sur son passage une trace profonde.
Source : Gallica

P G La guerre des classiques et des romantiques… (1827)

Mais le dieu du Parnasse arrêtant leur ardeur, Se montre à leurs regards couronné de splendeur.
A l'aspect de son front respirant la menace Les ligueurs ont senti s'éteindre leur audace, Et, frappés de terreur, les plus déterminés, Abaissent devant lui leurs regards étonnés.
Ces preux, déjà certains d'une prompte défaite, Même avant le combat songent à la retraite; Ils veulent fuir : la peur les enchaîne en ce lieu
Source : Gallica

P G La guerre des classiques et des romantiques… (1827)

La Muce aussitôt part et se trouve sans peine, Devant les fiers ligueurs essoufflés, hors d'haleine.
—« De la part d'Apollon , qui retient son courroux, » Pour vous offrir la paix je descends près de vous : » Voici ses propres mots.» Et la Muse fidèle Répéta son discours à la troupe rebelle.
Mais alors qu'elle eut dit : « Qu'ils laissent le Zéphyr, » Le rubis, l'émeraude, et même le saphir : » Qu'ils n'aillent plus, rêveurs, aux rêveuses prairies, >» Rêver, tout éveillés, leurs sottes rêveries, » Et bannissent enfin -ce vain fatras de mots » Qui ne plairont jamais qu'à la foule des sots.
Source : Gallica

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