P. de Montgaillard, Rapport à M. Magnin, ancien ministre du Commerce… (1871)
“ Le flot survenant, je partais avec mes radeaux et mes hommes, et je calculais, par la vitesse que devait avoir le courant, mon départ, de façon à arriver vers Montereau à la nuit et à passer à la faveur de l'obscurité à Corbeil, Athis, Villeneuve et Choisy. Les rives étant noyées, je n'avais à craindre que le feu de l'artillerie. Je ne me faisais nullement illusion; je savais que nous y risquions notre vie; mais, malgré ce, en faisant une large part aux éventualités malheureusement certaines, j'étais assuré de faire, entrer dans Paris une grande partie de mon train. ”
