Résumé

Portrait de Paul Boisselot Paul Boisselot Amour et amour-propre : vaudeville en un acte (1856)

LOUISE. Vous me faites toujours rire quand je veux gronder. Je donne ma voix.
ADRIEN. Deux voix sur deux. La proposition est acceptée à l'unanimité!
LOUISE. Allons, je vois que la journée sera gaie.
ADRIEN. Gaie!.. Mais elles le sont toutes, Dieu merci. La gaîté, c'est le soleil des infortunés qui logent au nord, comme vous et moi; la gaîté, c'est la sœur de l'honnêteté, et la cousine germaine du travail. LOUISE (lui serrant la main) . Et v'là pourquoi c'est notre refrain quotidien.
Source : Gallica

Portrait de Paul Boisselot Paul Boisselot Amour et amour-propre : vaudeville en un acte (1856)

LOUISE.
D'où vient cette foiie !
D'où lui vient ce courroux!
Quand la bonne harmonie Régnait toujours chez nous.
(bouise veut encore le retenir, il lui échappe et sort.
Adrien reparaît un instant dans sa chambre pour prendre sa casquette, et sort en poussant violemment la porte.)
SCÈNE VI.
LOUISE (seule) .
Du cœur. c'est de l'entêtement, pas autre chose ; ainsi, voilà ce fameux sujet de brouille : parce qu'il n'est pas tout seul à s'être bien conduit, il est vexé, il s'en va. Orgueilleux ! Mais l'orgueil rend donc bien aveugle !
Source : Gallica

Portrait de Paul Boisselot Paul Boisselot Amour et amour-propre : vaudeville en un acte (1856)

ADRIEN. Chacun son chez soi, pardine ; seulement le travail ensemble pour piocher mieux et gagner plus, et la nourriture en commun pour dépenser moins; vous hésitiez encore.
LOUISE. Dame !.
ADRIEN. Eh bien! quoi donc, mamz'elle Louise, que je vous ai dit. j'étais presque en colère ; vous n'avez donc pas confiance en moi !
Est-ce qu'une sœur doit craindre quelque chose de son frère ? Eh bien! tant que je ne serai pas votre époux, je vous jure d'être votre frère.
LOUISE. Brave Adrien!
Source : Gallica

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