Résumé

Philibert Placet au Roi, ou Défense des anciens militaires contre l'opinion de quelques hommes en place…

Moi je n'aime que moi , pas plus le Roi qu'un autre, Et pour donner le mien , je ne suis pas apôtre. Que l'on aime le Prince, ou qu'on ne l'aime pas , J'ai de quoi me passer de tous les potentats. Faut-il pour plaire au Roi , qu'à toute heure à ma porte J'écoute un vieux soldat ? après tout que m'importe, J'ai mes émoluments de quinze mille francs , J'en dépense le quart et je n'ai point d'enfans ,
J'ai l'âge de retraite , il faut de la prudence, Si je fais mon profit que m'importe la France ? Je veux aimer le Roi, tant qu'il payera bien S'il m'ôtait un écu , je n'aimerais plus rien.
Source : Gallica

Philibert Placet au Roi, ou Défense des anciens militaires contre l'opinion de quelques hommes en place…

Pourquoi la lui ravir , le prend-t-on pour un lâche ? On lui dit pour raison : dans votre opinion Vous n'aimez ni le Roi, ni votre nation ! Qui pourrait lui prouver cette injure outrageante , Atroce infâme injuste et pour tous accablante ? Le peuple entier de France assuré du bonheur , De l'amour pour son Roi , laisse enivrer son coeur ; Ses vertus sont nos loix , ses bienfaits sont les nôtres , Malgré tous les dévots et tous les faux apôtres. Il n'est plus de méchans, plus de conspirateurs , Le Dauphin et son père ont gagné tous les coeurs.
Source : Gallica

Philibert Placet au Roi, ou Défense des anciens militaires contre l'opinion de quelques hommes en place…

Je considère avec des émotions trop difficiles à peindre , mais que tout homme bien organisé éprouvera comme moi, je considère, avec la plus profonde douleur , le tableau déchirant d'une partie de mes infortunés compagnons d'armes , mutilés, couverts des haillons de la misère , rebutés et méprisés par tout ce qui occupe le plus chétif emploi ! Je les vois consumer dans l'humiliation d'un déplorable et injuste abandon, le reste infortuné de leurs tristes jours ; je vois ces vainqueurs du monde, la terreur des ennemis du Roi , tendre à la pitié publique le seul bras qui leur reste
Source : Gallica

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