Théophile Lhuillier

Résumé

Théophile Lhuillier Nicolas Beaurepaire : de Coulommiers… (1884)

Mais, ajoute M. de La Sicotière, on ne comprend plus le suicide solitaire et muet. L'opinion publique ne s'y est pas trompée. « Pour elle, il n'y. a qu'un Beaurepaire : celui qui se brûle la cervelle devant le Conseil assemblé. Celui-là est faux, mais il est vraisemblable; l'autre, fût-il vrai, et son héroïsme, fût-il plus calme et plus réfléchi, elle n'y croira jamais. »
Source : Gallica

Théophile Lhuillier Nicolas Beaurepaire : de Coulommiers… (1884)

Beaurepaire s'est-il donné la mort pour échapper à la honte d'une capitulation, ou bien a-t-il été victime d'un assassinat, et peut-on dégager sa mémoire d'une popularité fausse et flétrissante? Telle est la double question posée par M. Lachèse. Après avoir pris communication de diverses pièces contemporaines et du procès-verbal du chirurgien Charles L'Espine, chargé de l'examen du corps de Beaurepaire, l'auteur affirme qu'il n'y a pas eu suicide, que le commandant a dû être tué par ceux qui voulaient épargner à la ville de Verdun l'horreur des suites du bombardement.
Source : Gallica

Théophile Lhuillier Nicolas Beaurepaire : de Coulommiers… (1884)

Le suicide en plein Conseil est purement légendaire, — le fait est prouvé et reconnu par tous; — du moins ce suicide dramatique, éclatant, où l'on sent la fascination vertigineuse de l'entourage sur le héros et du héros sur son entourage, on le comprenait à la rigueur, — comme le remarque M. Léon de La Sicotière ; aussi lui donna-ton immédiatement créance et fut-il annoncé, répété à l'Assemblée nationale et à la Convention en 1792 et 1793 les municipaux de Verdun, qui savaient à quoi s'en tenir, se gardèrent bien de rectifier une erreur qui leur était si favorable.
Source : Gallica

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