Urbain Legeay

Résumé

Urbain Legeay Feu M. Dupin (1867)

Il se révèle quelquefois à nos yeux sous la forme humaine, et parfois il est à côté de nous sans être trop aperçu. Pour nous en offrir le type, M. Dupin n'ira pas le chercher dans les palais; il le découvrira sous la bure. Lorsque, le 11 décembre 1845, il prononce comme directeur de l'Académie son discours sur les prix de vertu, voyez avec quelle verve il relève la modeste charité d'une femme héroïque qui, tout en se résignant à éprouver elle-même les rigueurs du besoin, a trouvé le secret de donner beaucoup enne possédant rien, et d'être pour les pauvres vieillards une seconde Providence.
Source : Gallica

Urbain Legeay Feu M. Dupin (1867)

Malesherbes ne pouvait être loué par une voix plus sympathique. A l'étude des moyens qui peut-être auraient sauvé la dynastie à la fin du dix-huitième siècle ce tableau réunit un imposant spectacle : il montre la vertu aux prises avec l'injustice, avec la violence, et victime enfin du plus généreux dévouement. Malesherbes, en effet, comme M. Dupin luimême, était le vrai type qu'Horace a si bien nommé : Justum ac tenacem propositi virum.
L'appréciation de ce noble caractère fut pour M. Dupin une occasion de déplorer la mort de cet homme de bien, qui périt martyr de son zèle
Source : Gallica

Urbain Legeay Feu M. Dupin (1867)

Cuvier avait été éloquent dans son enseignement, comme M. Dupin savait l'être lui-même dans ses remarquables improvisations * et dans ses répliques du barreau. Outre l'universalité, des connaissances et l'élévation des pensées qui leur étaient communes, le succès dans ce qu'il appelle l'action délibérée de la parole était le vrai lien qui les unissait l'un à l'autre, et par l'étude de cette faculté précieuse, on sent que l'illustre bâtonnier entre dans son propre domaine.
Source : Gallica

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