Résumé

Portrait de William Morris William Morris Manifeste de la Socialist League

Il est clair que, pour toutes ces masses de travailleurs opprimés et trompés, comme pour leurs maîtres, un grand changement se prépare : les classes dominantes sont tourmentées, inquiètes, atteintes dans leur conscience même, quant à la condition sociale de ceux qu’elles gouvernent. Le marché mondial est l’objet d’une âpre concurrence inconnue jusqu’alors. Tout montre que l’imposant système commercial devient incontrôlable et qu’il échappe au pouvoir de ses maîtres actuels.
Le seul changement qui puisse résulter de tout cela, c’est le socialisme.
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L’unique possession de la classe productrice est la force de travail, force physique que ses membres possèdent naturellement. Mais puisque, comme nous l’avons déjà dit, les classes riches possèdent tous les moyens de production, c’est-à-dire la terre, le capital et les machines, les producteurs ou travailleurs sont contraints de vendre leur unique bien, leur force de travail, aux conditions que les classes possédantes veulent bien leur accorder.
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Voilà pourquoi les résultats inévitables de cette soi-disant civilisation n’apparaissent que trop clairement dans l’existence de ses esclaves – la classe ouvrière – dans le souci et l’absence de loisirs au milieu desquels ils peinent ; dans l’insalubrité et la misère des quartiers de nos grandes villes qu’ils habitent ; dans la dégradation de leur corps, leur mauvaise santé et la brièveté de leur vie ; dans cette terrible brutalité, si commune chez eux, qui n’est en fait que le reflet de l’égoïsme cynique que l’on rencontre dans les classes nanties, une brutalité aussi hideuse que celle-là
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