Résumé

Portrait de François Quesnay François Quesnay,  Journal d’agriculture, du commerce et des finances

“ On a supposé dans l’état des dépenses que l’on vient d’exposer, que la Nation ne commerce que sur elle-même : or il n’y a point de Royaume dont le territoire produise toutes les richesses propres à la jouissance de ses habitants ; de sorte qu’il faut un commerce extérieur, par lequel une Nation vend à l’Etranger une partie de ses productions pour acheter de l’Etranger celles dont elle a besoin. Cependant, comme elle ne peut acheter de l’Etranger qu’autant qu’elle vend à l’Etranger, l’état de ses dépenses doit toujours être conforme à la réproduction qui renaît annuellement de son territoire. ”
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Portrait de François Quesnay François Quesnay,  Journal d’agriculture, du commerce et des finances

“ Des dépenses de simple consommation sont des dépenses qui s’anéantissent elles-mêmes sans retour ; elles ne peuvent être entretenues que par la classe productive, qui, quant à elle, peut se suffire à elle-même : ainsi elles doivent, quand elles ne sont pas employées à la reproduction, être regardées comme des dépenses stériles & même comme nuisibles, ou comme dépenses de luxe, si elles sont superflues & préjudiciables à l’agriculture. ”
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Portrait de François Quesnay François Quesnay,  Journal d’agriculture, du commerce et des finances

“ Nous n’avons point parlé de la masse d’argent monnoyé qui circule dans le commerce de chaque Nation ; & que le vulgaire regarde comme la vraie richesse des États, parce que avec de l’argent on peut acheter, dit-on, tout ce dont on a besoin : mais on ne se demande pas avec quoi on peut se procurer de l’argent ; cependant cette richesse ne se donne pas pour rien, elle coute autant qu’elle vaut à celui qui l’achete. ”
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