Jean-Chrysogone Guigue de Champvans

Résumé

Jean-Chrysogone Guigue de Champvans De la crise territoriale, par M. de Champvans… (1851)

L'occupation par la famille de la parcelle de terre nécessaire à ses besoins, sur laquelle s'exerce son travail, entraîne la division du sol et fait de cette division le signe sensible de la propriété. Celui qui nierait cette loi de l'appropriation appliquée au sol, duquel dérivent toutes les industries, toutes choses, mobilières et immobilières, serait obligé de nier également la propriété des fruits. Il nierait la vie en refusant les moyens de vivre non seulement à l'homme, mais à tout l'univers créé; — nul être vivant ne peut subsister sans la propriété, dit un écrivain moderne.
Source : Gallica

Jean-Chrysogone Guigue de Champvans De la crise territoriale, par M. de Champvans… (1851)

Dans l'ordre de la nature, il constate à la fois une nécessité et une supériorité. Nécessité pour l'homme dont les besoins incessants ne peuvent être satisfaits que par un labeur continu; supériorité de l'homme sur la matière qu'il plie, modifie, asservit et transforme, selon toute la puissance de sa volonté réfléchie. Le travail est une loi, et si, vis-à-vis du Créateur, la créature acquitte une dette, dans l'ordre naturel et vis-à-vis de ses semblables, elle acquiert un droit, le droit sacré de propriété , sans lequel la loi générale du travail serait une injustice.
Source : Gallica

Jean-Chrysogone Guigue de Champvans De la crise territoriale, par M. de Champvans… (1851)

Il ne s'agit plus de considérer ces souffrances sous leur côté purement individuel; ce ne sont pas quelques propriétaires plus ou moins obérés qui doivent chercher dans des remèdes particuliers un soulagement à leur situation. Le mal est devenu général. La petite propriété, regardée naguère, avec quelque illusion, sans doute, comme le rempart de l'ordre, est dévorée par l'usure et prête à succomber. Il n'y a pas seulement danger pour des fortunes individuelles, mais péril social. Un lien intime unit la propriété à l'Etat; quand la propriété chancelle, la société est ébranlée
Source : Gallica

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