Résumé

Élie Gounelle L'agnosticisme de M. Herbert Spencer… (1889)

Que Hamilton, Mansel et M. Spencer creusent un éternel abîme entre deux choses excellentes et faites pour s'unir; que d'autres admettent, s'ils le peuvent, un tel conflit entre la conscience morale et la raison, entre l'esprit et le coeur, entre la science et la foi : pour nous, nous ne pouvons admettre une pareille contradiction dans la création divine !
La connaissance est une, comme la vérité.
Faire d'un Inconditionné ou d'un Inconnaissable un objet de foi, sans qu'on puisse même le concevoir, c'est dire des mots qui n'ont de sens pour personne.
Source : Gallica

Élie Gounelle L'agnosticisme de M. Herbert Spencer… (1889)

A y bien réfléchir, la foi chrétienne n'en est que le prolongement. La foi, c'est donc la religion : la religion n'est pas le produit d'une faculté, elle embrasse tout l'être, unit toutes nos fonctions, toutes nos énergies. Elle est, dans son sens étymologique, en tout cas moral, le lien qui unit le sentiment, la volonté et la pensée : voilà pour l'homme. Elle est la chaîne d'or qui unit l'être et le monde entier à Dieu : voilà pour l'humanité. La science amène à la philosophie et celle-ci à la religion. Tout est croyance, donc tout est religion.
Source : Gallica

Élie Gounelle L'agnosticisme de M. Herbert Spencer… (1889)

Loin de nous un critérium de certitude qui nous plongerait dans le déterminisme ! La foi libre est à la base de toute la connaissance. Le premier acte de l'esprit est de croire à sa véracité : et cette croyance doit être plus certaine, ou tout au moins aussi certaine que tous les faits sensibles et rationnels, dont elle est l'unique garantie. C'est là ce que nous appelons la certitude morale. Elle est d'autant plus sûre qu'elle est plus libre. Sa force vient de sa liberté; son fondement, c'est le devoir lui-même. Il n'y a qu'une certitude, la certitude morale
Source : Gallica

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