William Rowan Hamilton

Définition et enjeux

Jurien de La Gravière Revue des Deux Mondes

« Lady Hamilton est un ange, écrivait-il au comte de Saint-Vincent, qui, déjà sexagénaire, devait s’étonner un peu de ces singulières confidences ; c’est un ange, et je place en elle toute ma confiance. Soyez sûr, mon cher lord, qu’elle la mérite entièrement. » Lady Hamilton est devenue en effet, près de la cour de Naples, l’interprète empressée de sa politique impatiente. C’est à elle qu’il adresse ses plaintes, qu’il confie ses plus secrètes inquiétudes ; c’est elle et non plus sir William, qu’il charge de les porter jusqu’au pied du trône.
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Portrait de Charles de Rémusat Charles de Rémusat Sir William Hamilton

C’était là un trait distinctif de l’esprit de Hamilton, un trait rare dans notre siècle et dans son pays. Puis il y joignait cette originalité, qu’au lieu d’imiter la plupart des spéculatifs, qui pensent tout trouver par la contemplation et rien par le savoir, il n’aimait pas à penser à aucune chose sans connaître tout ce qu’on en avait pensé. Son rationalisme cherchait les autorités. Il ne s’embarquait dans la dialectique qu’avec le lest de l’érudition. Il avait une philosophie tout à la fois d’archéologue et de penseur.
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Jurien de La Gravière Revue des Deux Mondes

Nelson ne pouvait leur pardonner cette honnête résistance. « Ce marquis de Gallo, écrivait-il à lord Spencer, je le déteste. Il ignore les plus simples égards. Sir William Hamilton vient de découvrir qu’un messager part pour Londres dans une heure, et cependant j’ai passé hier une partie de la soirée avec ce ministre sans qu’il m’en ait dit un seul mot. Il admire ses cordons, ses bagues, sa tabatière. En vérité, en le faisant ministre, on a perdu là un parfait petit-maître. »
Deux considérations majeures s’opposaient cependant à l’entrée en campagne des troupes napolitaines.
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