Résumé

Éloge civique et funèbre d'Honoré Riquetti Mirabeau… (1791)

La mort n'est rien ; c'est une dette que l'on paie à la nature : la vie seule est quelque chose. La plupart des hommes , les esclaves sur-tout , meurent en vivant, et Mirabeau vit en mourant. Oui, il vit; il est immortel; le marbre fera passer ses traits à la postérité ; le livre de la constitution française fera passer son génie à nos descendans les plus reculés. Il vit; il est là ; il y sera toujours parce qu'il a employé son grand génie au bonheur de l'humanité.
Source : Gallica

Éloge civique et funèbre d'Honoré Riquetti Mirabeau… (1791)

La sublime, l'active inertie des communes en impose; Mirabeau représente que c'est de cette question que dépend le salut public ; et comme le salut public ne peut s'opérer', qu'au détriment du despotisme , la cour se coalise avec sa noblesse et son clergé, et l'on ose tenir une séance royale parmi les représentans d'un grand peuple ; on ose insulter à la majesté de ce même peuple , au point d'ordonner à ses représentans de vérifier séparément ; c'est-àdire , de reconnoître la nullité de la nation, en la soumettant au voeu du clergé et de la noblesse.
Source : Gallica

Éloge civique et funèbre d'Honoré Riquetti Mirabeau… (1791)

Le Ciel plaça les nègres sur les côtes brûlantes de l'Afrique; ils vivent là en sauvages; ils sont heureux. De féroces européens ont imaginé d'aller arracher ces malheureux de leurs cabanes, pour les transplanter dans les colonies : ils les volent à leur famille , à leur pays ; ils les prennent , comme le chasseur prend la bête fauve ; ils en font une vile marchandise, et les chargent sur des vaisseaux. La traversée est toujours mortelle
Source : Gallica

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