Émile Brosse

Résumé

Émile Brosse Réponse à M. Palart (1880)

Nous n'avons pas la main légère, paraît-il. Paupardinus est fort chatouilleux, il a l'épiderme aussi fin que rosé. Le duvet d'un plumeau, un souffle, une vapeur, un rien le fait grimacer.
Quand il relit ses Leçons de grammaire, leçons gratuites, laïques et même obligatoires s'il continue à briguer la présidence des concours cantonaux, il fronce les sourcis, plisse les lèvres, se gratte le nez et fait la moue comme une petite fille contrainte d'apprendre par cœur la table de Pythagore.
Toutefois pour lui qui est habituellement nerveux comme un chat qu'on étrangle, il montre certaine patience.
Source : Gallica

Émile Brosse Réponse à M. Palart (1880)

Dans la sixième observation que nous adresse l'ennuyeux M. Palart et que nous ne transcrivons pas, tant elle est longue, il jubile, il triomphe, il fait retentir toutes ses cymbales : c'est un fracas de tam-tam étourdissant. Il chante victoire sur un diapason des plus aigus.
Voyons paisiblement le sujet de sa joie! Parmi les membres de la délégation cantonale, dit gravement M. Palart (un aspirant délégué) , nul instituteur ne peut prendre rang à moins qu'il ne soit instituteur en retraite.
Source : Gallica

Émile Brosse Réponse à M. Palart (1880)

Malgré notre respect pour l'écharpe, lorsqu'on se sert du meuble municipal pour couvrir des actes ridicules, et qu'à l'abri de ce lambeau sacré on se livre à un dévergondage de paroles fait pour amuser le public, nous nous croyons des droits à l'hilarité, et vous ne viendrez pas nous empêcher de rire !
Source : Gallica

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