Résumé

Portrait de Étienne Aignan Étienne Aignan Des coups d'État dans la monarchie constitutionnelle… (1818)

Sire, la nation française a compris, non moins que son Roi, l'excellence du gouvernement constitutionnel. Elle sait que le bienfait d'un tel gouvernement est de confondre la politique dans la morale même, et dans le respect de l'humanité (4) ; mais elle sait aussi que jamais la morale et l'humanité ne pourraient recevoir de blessures plus profondes que d'un fantôme de constitution, à l'ombre duquel triompherait l'arbitraire (5) . Le despotisme déclaré, si avilissant pour l'espèce humaine, peut du moins donner de la gloire à quelques hommes
Source : Gallica

Portrait de Étienne Aignan Étienne Aignan Des coups d'État dans la monarchie constitutionnelle… (1818)

Rien n'est utile que ce qui est honnête, et tout ce qui n'est pas honnête est funeste. Ces deux mots politique, morale, ne sont, comme on sait , que des attributs auxquels doit être rapporté le substantif, économie, organisation , ou tel autre équivalent ; de sorte que la morale est l'économie de l'homme , et la politique, l'économie de la cité. Mais , comme la cité n'est établie que pour le bien des hommes , je demande si l'on peut rien concevoir qui implique une plus forte contradiction, que des principes à la fois destructifs du bien de l'homme, et productifs du bien de la cité.
Source : Gallica

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