Résumé

Observations sur un écrit de M. le général Berton… (1820)

Sans doute il est pénible, sans doute il est douloureux pour un militaire, comme pour tout citoyen, de se voir l'objet d'un soupçon injuste ; mais dans ces temps de discordes civiles, dans ces jours déplorables, où les factions cherchent à déchirer le royaume, le pouvoir, lorsqu'il est attaqué, est-il toujours le maître d'écarter les soupçons? la société alarmée ne lui fait-elle pas un devoir, au contraire, d'avoir les yeux constamment ouverts sur ceux qu'elle présume intéressés à la troubler ?
Source : Gallica

Observations sur un écrit de M. le général Berton… (1820)

Les ennemis du pouvoir s'indignent de lui trouver des défenseurs. Ils voudroient l'isoler et lui faire ensuite un crime de cet isolement. C'est afin de déjouer ces manoeuvres que les bons citoyens doivent entourer le gouvernement; non pour l'approuver s'il s'égare, mais pour lui montrer qu'il est, en France, des hommes qui savent le juger sans haine, sans passions, et lui prêter leur appui au moment du danger.
Source : Gallica

Observations sur un écrit de M. le général Berton… (1820)

Or quiconque respecte la Charte doit aussi respecter l'aristocatie constitutionnelle, car elle fait partie de notre gouvernement représentatif; il n'est pas plus permis de la séparer des autres pouvoirs qu'il ne le seroit de vouloir méconnoître le pouvoir royal ou le pouvoir populaire : quand on vit sous un gouvernement il faut nécessairement adopter toutes les institutions sur lesquelles il repose, et sans lesquelles il n'existeroit pas.
Source : Gallica

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