Abbé Le Meur

Élements biographiques

Abbé Le Meur Les Maires de Bonaparte et le gouvernement personnel… (1870)

Un peuple qui sait se servir du suffrage universel possède le remède à tous ses maux.
Ce qui fait que, jusqu'à ce jour, nous avons si mal réussi en tout et pour tout, c'est que le suffrage universel a manqué d'indépendance et de dignité et qu'il a eu le très-grand tort de se prostituer à toutes les exigences de l'administration. Il a été subordonné, surtout dans nos campagnes, à la terreur, à l'égoïsme et à l'ignorance. Oui, nos paysans — que ce soit ou non à leur insu — se sont faits les souteneurs et les complices du despotisme.
Source : Gallica

Abbé Le Meur Les Maires de Bonaparte et le gouvernement personnel… (1870)

Du reste, ce que nous demandons, n'est-ce point une chose excessivement raisonnable? Est-ce que la faculté de nommer les maires n'appartient pas aux citoyens comme un droit primordial? C'est tellement vrai que, partout où le gouvernement réussit à usurper cette prérogative, il n'existe du pouvoir municipal que le simulacre ou la parodie. Et, surtout, qu'on ne vienne point m'objecter notre incompétence à ce sujet. Comment ! on nous jugerait capables de nommer un empereur et on nous refuserait l'aptitude de nommer un maire? Pouvoir décerner une couronne et ne pas pouvoir donner une echarpe!
Source : Gallica

Abbé Le Meur Les Maires de Bonaparte et le gouvernement personnel… (1870)

Au lieu de marcher en avant, le gouvernement n'est-il pas condamné à piétiner sur place, quand il ne lui arrive même pas de rétrograder? Et la représentation nationale placée qu'elle est, par suite d'une élection faussée, en dehors des aspirations du pays, et toujours disposée à se laisser bafouer par le caprice du maître, la représentation nationale, disons-nous, fait-elle autre chose que de s'agiter dans le vide, en donnant au monde le triste spectacle d'une impopularité et d'une impuissance toujours croissante?
Source : Gallica

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