Alphonse Sicre de Fontbrune

Alphonse Sicre de Fontbrune Mémoire présenté par la chambre d'agriculture à M. le gouverneur de l'île de la Réunion… (1877)

Il est vrai que des abus réels ont eu lieu ; que tous les propriétaires ne se sont pas bornés à opérer des retenues légales, qu'ils en ont imposé d'arbitraires à leurs hommes ; que parfois même les contrats primitifs, n'ont pas été scrupuleusement exécutés. — Nous le reconnaissons. — Mais ces abus tiennent à l'imperfection de notre nature et non à celle de nos lois.
Aussi nous proposons-nous, dans la seconde partie de ce mémoire, de démontrer que la législation de l'immigration suffit pour réprimer tous les abus qui peuvent se produire, et protéger les immigrants.
Source : Gallica

Alphonse Sicre de Fontbrune Mémoire présenté par la chambre d'agriculture à M. le gouverneur de l'île de la Réunion… (1877)

Mais tout en admettant, pour les Indiens, le droit de se soustraire à cette tutelle en invoquant nos lois, nous reconnaissons que les propriétaires ont le plus grand avantage à voir les prescriptions de la Convention étendues aux rengagements, puisqu'en ne discutant pas son autorité, en nous soumettant à toutes ses prescriptions, nous profitons des facilités que ce régime d'exception nous donne pour maintenir la discipline dans nos ateliers et obliger nos travailleurs à l'exécution de leurs contrats.
Source : Gallica

Alphonse Sicre de Fontbrune Mémoire présenté par la chambre d'agriculture à M. le gouverneur de l'île de la Réunion… (1877)

C'est à tort que l'on cite le § 5 de 1 article 26 de la Convention internationale de 1861 comme rendant obligatoires les stipulations des contrats primitifs pour toute la durée du séjour de l'immigrant dans la Colonie. Ce paragraphe dit.seulement que, en cas de cessation de la Convention, les stipulations de la Convention testeront en vigueur pour les Indiens jusqu'à ce qu'ils aient été rapatriés ou qu'ils aient renoncé à leur droit à un rapatriement.
Nous avons vu que la Convention, ne considère le rapatriement gratuit comme un droit pour l'immigrant que jusqu'à la fin du second engagement.
Source : Gallica

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