Bonneau-Lestang,  Défense de M. Bonneau-Lestang,…

“ Messieurs, la pensée philosophique qui a voulu que tout jugement définitif contint, dans son essence, la raison irrécusable des effets qu'il doit produire, se montre empreinte d'un si haut degré de sagesse, qu'il est impossible d'admettre l'idée que son empire ne s'étend pas à la matière correctionnelle, lorsqu'on ne conteste pas le principe, ni pour la matière civile, ni pour la matière de simple police , ni pour la matière criminelle ”
Source : Gallica

Bonneau-Lestang,  Défense de M. Bonneau-Lestang au tribunal de police correctionnelle (1822)

“ Mais dans la leçon de la loi, telle que Monsieur le Procureur du Roi vient de la donner, je ne trouve rien qui soit en harmonie avec l'accusation.
Que la loi ait voulu prendre sous sa sauvegarde , à raison de l'exercice de ses fonctions, la Chambre des Députés, je ne vois dans cette intention que sagesse et raison : la Chambre des Députés , être moral , collectif, facile à comprendre , facile à définir , l'un des trois élémens de la puissance législative , peut avoir besoin d'une garantie quelconque, et la recevoir de la loi.
”
Source : Gallica

Bonneau-Lestang,  Défense de M. Bonneau-Lestang au tribunal de police correctionnelle (1822)

“ Là , Messieurs , les jugemens humains se trouvent arrêtés par une limite sacrée, que nul, quelque puissant qu'il soit, ne peut enfreindre sans mépriser à ses risques et périls ce précepte de l'Ecriture : Nolite judicare et non judicabimini.
En soutenant , Messieurs , que mes intentions ne sont pas dans le domaine de la justice des hommes, en déclinant même sur ce point les prérogatives du ministère public , il me reste un grand regret, c'est que l'opacité de leur enveloppe les cache à tous les yeux
”
Source : Gallica

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