C.-A.-René Ducauroy De la Souveraineté du peuple sainement entendue… (1843)

Qu'est-ce en effet que la souveraineté de cette raison qui n'est ni celle du peuple ni celle de la représentation nationale élue par tous les citoyens? qu'est-ce que la souveraineté de la raison , sinon la souveraineté de quiconque prétend avoir raison, de quiconque s'établissant juge de la raison d'Etat, s'emparera du pouvoir par la ruse et la violence, et s'y maintiendra par les mêmes moyens?
Source : Gallica

C.-A.-René Ducauroy De la Souveraineté du peuple sainement entendue… (1843)

Nul doute que le peuple ne soit capable de
choisir ses mandataires, et j'ajoute que ce même peuple, c'est-à-dire le plus grand nombre des citoyens, apporte dans les questions politiques une raison supérieure à celle d'une minorité quelconque. Elle consiste dans ce sens droit et prompt, dans cette disposition admirable des masses à recevoir fortement les. impressions du génie, dans ce sentiment profond de la nationalité, qui semble révéler à un peuple la cause de son, existence; enfin dans cet instinct de conservation propre aux nations comme aux individus.
Source : Gallica

C.-A.-René Ducauroy De la Souveraineté du peuple sainement entendue… (1843)

La foi au principe d'autorité religieuse s'affaiblit; toutefois, elle ne fut point détruite. Au fond, quel était le mobile de la révolution, le levier qui soulevait les masses populaires? c'était le dogme tout chrétien de la fraternité humaine, c'était la liberté publique, conséquence politique du christianisme. Le mal était moins profond qu'il a pu le paraître. Le peuple faiblissait dans la foi, mais il ne la reniait point
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature