Charles Delaitre

Élements biographiques

Charles Delaitre La Fontaine (1884)

Après La Fontaine sont venus Fénelon, Lamothe-Houdard, Florian, et bien d'autres.
De tout temps on a eu l'idée d'ôter à une leçon de morale, à un conseil, à une réprimande ce qu'ils ont d'austère et de revêche, et de les faire accepter à la faveur d'un récit qui nous amuse et nous captive. C'est la définition que La Fontaine lui-même a donnée de la fable : Les fables ne sont point ce qu'elles semblent être ; Le plus simple animal nous y tient lieu de maître; Une morale nue apporte de l'ennui.
Source : Gallica

Charles Delaitre La Fontaine (1884)

La Fontaine ne comprend point tout à fait ainsi l'apologue. Chez lui aussi il y a une morale qu'il nous enseigne; mais ce n'est là que l'accessoire; ce qui attire avant tout notre attention, ce sont ces tableaux si variés, où passent devant nos yeux tant de personnages divers : lions, renards, grenouilles, agneaux, hirondelles, cigales, tortues, chênes, roseaux, etc., ayant chacun leur attitude, leur langage, leurs sentiments, leurs passions, leur vie propre. Car tout ce monde existe; l'imagination de La Fontaine l'a créé.
Source : Gallica

Charles Delaitre La Fontaine (1884)

Si madame de la Sablière entourait La Fontaine de soins maternels, celui-ci en retour avait pour elle l'attachement d'un
véritable fils; à une bienveillance si discrète et si délicate il répondait parce dévouement sincère et absolu, dont il a donné tant de preuves dans sa vie. C'est à sa chère protectrice qu'il rapporte toutes ses pensées, toutes les actions de chaque jour. Son souvenir reparaît à chaque page de ses épîtres, de ses fables ; s'il compose quelque pièce, ce qui le préoccupe, ce n'est pas le jugement du public, c'est l'accueil que Mme de la Sablière fera à ses vers
Source : Gallica

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