Charles Rinn

Élements biographiques

Charles Rinn,  Un mystérieux enlèvement

“ On les a jugés avec une égale sévérité, parce qu’on s’est moins inquiété d’en pénétrer les véritables causes, qu’à faire, à cette occasion, le procès de Fouché, et, par surcroît, celui de Clément de Ris. On a dit qu’il se taisait par ordre ! On a dit qu’il se taisait par peur, – la peur d’attirer sur lui le ressentiment du Ministre et de compromettre sa fortune politique ! Rien, dans ses lettres au Préfet de Loir-et-Cher [11] ou au Président du Tribunal de Maine-et-Loire [12] n’est d’un homme qui a peur. Le Ministre voulait le châtiment, Clément de Ris l’oubli ”
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Charles Rinn,  Revue des Deux Mondes tome 42, 1907

“ V Senard était personnellement hors d’état de nuire. Mais il avait fait école. A Tours, tout un clan d’âmes basses avaient appris de lui quel parti l’on peut tirer de la délation et de la calomnie. Pour ces gens-là, Clément de Ris restait la victime désignée, la tête à frapper. Il se vit en butte à mille suspicions, à d’incessantes tracasseries, qui finirent par énerver, par écœurer jusqu’au découragement cet homme d’un esprit pourtant si souple et si fécond en ressources. Il s’en ouvrit à Garnier de Saintes et lui communiqua son dessein de résigner ses fonctions d’Administrateur. ”
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Charles Rinn,  Un mystérieux enlèvement

“ Si un particulier eût été en cause, l’avis sans doute aurait prévalu. Mais il y allait d’un Sénateur, d’un membre du Corps le plus considérable de l’État ; l’attentat prenait le caractère d’un crime politique ; sous le coup de la surprise, les brigands reculeraient-ils devant un meurtre visant moins la personne que la qualité de la victime ? Oui certes, il fallait agir vite pour garder contact avec eux ; mais il fallait agir avec prudence pour ne pas compromettre la vie du prisonnier. Jamais préfet ne fut plus embarrassé. ”
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