Résumé

Charles Rinn Un mystérieux enlèvement

On les a jugés avec une égale sévérité, parce qu’on s’est moins inquiété d’en pénétrer les véritables causes, qu’à faire, à cette occasion, le procès de Fouché, et, par surcroît, celui de Clément de Ris. On a dit qu’il se taisait par ordre ! On a dit qu’il se taisait par peur, – la peur d’attirer sur lui le ressentiment du Ministre et de compromettre sa fortune politique ! Rien, dans ses lettres au Préfet de Loir-et-Cher [11] ou au Président du Tribunal de Maine-et-Loire [12] n’est d’un homme qui a peur. Le Ministre voulait le châtiment, Clément de Ris l’oubli
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Charles Rinn Un mystérieux enlèvement

Si un particulier eût été en cause, l’avis sans doute aurait prévalu. Mais il y allait d’un Sénateur, d’un membre du Corps le plus considérable de l’État ; l’attentat prenait le caractère d’un crime politique ; sous le coup de la surprise, les brigands reculeraient-ils devant un meurtre visant moins la personne que la qualité de la victime ? Oui certes, il fallait agir vite pour garder contact avec eux ; mais il fallait agir avec prudence pour ne pas compromettre la vie du prisonnier. Jamais préfet ne fut plus embarrassé.
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Charles Rinn Un mystérieux enlèvement

« Le délit, disait-il en son plaidoyer pour de Canchy, est un délit de circonstance, né de l’esprit de parti, et qui n’aurait jamais eu lieu sans la Révolution. » Qu’à un délit, ou plutôt à une série ininterrompue de délits de circonstance, commis par un parti qui se prétendait au-dessus ou en dehors des lois, ait répondu l’institution d’une justice de circonstance, on peut le regretter, on ne saurait s’en étonner. C’est le malheur des temps de Révolution, la conséquence de la fatalité de la cause et de l’effet.
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