Résumé

Charles Rinn Revue des Deux Mondes tome 42, 1907

V Senard était personnellement hors d’état de nuire. Mais il avait fait école. A Tours, tout un clan d’âmes basses avaient appris de lui quel parti l’on peut tirer de la délation et de la calomnie. Pour ces gens-là, Clément de Ris restait la victime désignée, la tête à frapper. Il se vit en butte à mille suspicions, à d’incessantes tracasseries, qui finirent par énerver, par écœurer jusqu’au découragement cet homme d’un esprit pourtant si souple et si fécond en ressources. Il s’en ouvrit à Garnier de Saintes et lui communiqua son dessein de résigner ses fonctions d’Administrateur.
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Charles Rinn Revue des Deux Mondes tome 42, 1907

Garnier de Saintes n’était pas moins sincère en louant l’honnêteté de Francastel. Quand celui-ci, lors de son arrivée à Tours, découvrit au milieu de quelles basses intrigues il aurait à se débattre, pris de dégoût, il allégua un dérangement de sa santé pour se faire relever de ses fonctions. Il apparaît toutefois, à la nature même du prétexte invoqué, qu’en lui l’énergie, prête à s’exercer contre ceux du parti adverse, hésitait à se compromettre en défendant des patriotes suspects à leur propre parti. Il était de ces hommes chez qui la volonté du bien plie sous la faiblesse du caractère.
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Charles Rinn Revue des Deux Mondes tome 42, 1907

Victimes de la méchanceté et du crime, vous deviez être dédommagés, Texier et toi, par les hommages de l’estime des âmes vertueuses et honnêtes ; et, à raison de ce que vous réunissez plus d’amis, le méchant doit avoir plus à rougir et plus de haine à satisfaire. Mais vous triomphez, et les efforts d’un ennemi démasqué sont toujours impuissans. Je ne serais pas étonné que celui qui vous poursuit vous aliène mes collègues qui sont dans les environs de Tours : car nous ne sommes pas à l’abri d’être surpris.
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