Résumé

Jean Savina Le brûlis des saints de la cathédrale 12 décembre 1793… (1936)

Quimper est en proie à la contre-révolution par l'effet même des mesures soi-disant révolutionnaires qu'on a voulu y prendre. C'est un agent de Bréard qui a fait là tout le mal. Les représentants du peuple, à peine arrivés dans un pays, sont entourés de tous les intrigants qui s'y trouvent, et dans le nombre des agents choisis par eux, il est difficile qu'il s'y rencontre un seul patriote. Il faut donc interdire toute élection d'agents particuliers qui, en subdivisant les pouvoirs, multiplient les abus, rendent la responsabilité nulle, le peuple malheureux et le crime impuni.
Source : Gallica

Jean Savina Le brûlis des saints de la cathédrale 12 décembre 1793… (1936)

Jamais Quimper ne connut des jours plus sombres. La ville, encore cernée de toutes ses vieilles murailles, semblait vide et morne. Plus rien de ce qui l'animait naguère. Le chef-lieu du département avait été transféré à Landerneau ; trente administrateurs accusés de fédéralisme, jetés dans les prisons, attendaient de comparaitre devant le tribunal révolutionnaire. Dans la ville, plus de noblesse ni de clergé, plus de couvents, plus de collège, plus de garnison, plus de foires ni de marchés. Les hommes valides étaient aux frontières.
Source : Gallica

Jean Savina Le brûlis des saints de la cathédrale 12 décembre 1793… (1936)

LA DÉCHRISTIANISATION. — Le mouvement anti-religieux qui se propagea à Paris en octobre et novembre fut attentivement suivi par les clubs à Brest, Landerneau, Morlaix, Carhaix et Quimper. Dans l'entourage du représentant Bréard, il se constitua une équipe de « déchristianisateurs » qui à l'instar de Paris travaillèrent à détruire l'ancienne religion comme on avait détruit l'ancienne royauté, à remplacer le culte catholique par le culte de la Raison.
Source : Gallica

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