René Kerviler,
Olivier Morvan (1754-1794) : étude biographique et littéraire
(1888)
“ Je laisse Morvan s'attarder aux Croisades, je cite en passant la strophe à la reine Anne : Deux fois ton front brillant ceignit le diadème ; Mais tu ne vis jamais dans ta grandeur suprême Qu'une carrière immense à ton cœur généreux, Tes dons allaient chercher la timide indigence ; Des arts à peine éclos tu cultivas l'enfance : Ton règne, hélas ! trop court ne fit que des heureux. Et j'aborde immédiatement le sujet principal : Bretagne, lève enfin ta tête languissante : De ta maturité vois l'aurore naissante : Déjà brille ton front couronné de splendeur. ”
