Georges Longhaye,  Henri Tricard, scolastique de la Compagnie de Jésus… (1891)

“ Mais ô mon Bien-aimé, (Pardonnez, pardonnez l'audace à la tendresse) Il gêne le désir dont je suis enflammé.
Oui, devant votre cœur, le mien dans ma poitrine Palpite sous l'ardeur divine Qui l'envahit pour l'embraser.
Il voudrait. Le dirai-je? Est-ce trop téméraire ! —
S'unir à vous, Jésus, mon Sauveur et mon frère, Et là, cœur contre cœur, en paix se reposer!..-
C'est trop douter! Je cède à ce désir extrême.
Je cède ! — Ouvre-toi donc, ô sanglant diadème : L'amour enfin l'emporte et bannit tout effroi.
Laisse mon cœur voler au Cœur divin que j'aime,
Puis sur nous deux referme-toi.
”
Source : Gallica

Georges Longhaye,  Le patriotisme : discours prononcé à la distribution des prix de l'école libre Saint-Ignace… (1879)

“ J'aurais dû vous montrer l'enseignement catholique vous façonnant au patriotisme parce qu'il vous façonne au dévouement et au respect. J'aurais dû vous le montrer écartant de vous ce qui tue l'amour du pays, c'est-à-dire l'égoïsme sous toutes les formes : égoïsme d'abstention et de non-intervention qui laisse faire tant qu'il ne se sent pas en cause ; égoïsme d'ambition capable — l'histoire a dû vous l'apprendre — de se faire un marche-pied de tout un peuple et d'exploiter comme une fortune jusqu'aux douleurs et aux humiliations d'une patrie. ”
Source : Gallica

Georges Longhaye,  Henri Tricard, scolastique de la Compagnie de Jésus… (1891)

“ Calice de l'autel, que ta gloire est insigne !
On verse en ta corolle et l'eau pure et le vin.
Le prêtre dit un mot, et le sang de la vigne A ce mot créateur se change au sang divin.
0 calice béni, je t'aime. - J'aime encore Le précieux ciboire où se cache Jésus.
Pareil au lourd épi qui mûrit et se dore, Il porte le froment qui nourrit les élus.
Vous ravissez mon cœur, ô ciboire, ô calice, Vase du pain sacré, coupe du sacrifice ; Mais l'ostensoir l'emporte, et je l'aime encor plus.
Le Seigneur est en vous ; mais mon amour réclame.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature