Résumé

Georges Longhaye Henri Tricard, scolastique de la Compagnie de Jésus… (1891)

Mais ô mon Bien-aimé, (Pardonnez, pardonnez l'audace à la tendresse) Il gêne le désir dont je suis enflammé.
Oui, devant votre cœur, le mien dans ma poitrine Palpite sous l'ardeur divine Qui l'envahit pour l'embraser.
Il voudrait. Le dirai-je? Est-ce trop téméraire ! —
S'unir à vous, Jésus, mon Sauveur et mon frère, Et là, cœur contre cœur, en paix se reposer!..-
C'est trop douter! Je cède à ce désir extrême.
Je cède ! — Ouvre-toi donc, ô sanglant diadème : L'amour enfin l'emporte et bannit tout effroi.
Laisse mon cœur voler au Cœur divin que j'aime,
Puis sur nous deux referme-toi.
Source : Gallica

Georges Longhaye Henri Tricard, scolastique de la Compagnie de Jésus… (1891)

Calice de l'autel, que ta gloire est insigne !
On verse en ta corolle et l'eau pure et le vin.
Le prêtre dit un mot, et le sang de la vigne A ce mot créateur se change au sang divin.
0 calice béni, je t'aime. - J'aime encore Le précieux ciboire où se cache Jésus.
Pareil au lourd épi qui mûrit et se dore, Il porte le froment qui nourrit les élus.
Vous ravissez mon cœur, ô ciboire, ô calice, Vase du pain sacré, coupe du sacrifice ; Mais l'ostensoir l'emporte, et je l'aime encor plus.
Le Seigneur est en vous ; mais mon amour réclame.
Source : Gallica

Georges Longhaye Henri Tricard, scolastique de la Compagnie de Jésus… (1891)

Regardez : la nature, en mère prévoyante, Etend, déploie avec amour, Comme un vaste manteau, cette neige brillante Sur les frêles enfants qu'elle doit mettre au jour.
Telle et plus douce encor, plus vraiment maternelle, La Vierge prend ses fils, les cache, les défend Sous son manteau, sur son cœur, sous son aile, Et plus on est chétif, plus on est son enfant.
Le rude hiver aux champs a ravi leur parure.
Il a flétri les fleurs, desséché le gazon.
Les arbres dépouillés, sans voix et sans murmure, Rigides, étendant leur sinistre ramure, Semblent de grands gibets dressés à l'horizon.
Source : Gallica

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